Cette semaine, nous avons tout d’abord entrepris l’ascension de la plus haute montagne de la région. Nous sommes donc partis dimanche dernier assez tôt ne sachant pas trop à quoi nous en tenir. Le début du trek s’est très bien déroulé et nous marchions à un bon rythme, jusqu’à ce que la trail arrête. On a alors décidé de faire notre propre sentier, mais l’inclinaison était de plus en plus importante et on ne savait pas où tout cela allait nous mener, alors on a rebroussé chemin et on s’est dit qu’on reviendrait une autre journée pour terminer le travail. Il a fait très beau et c’était néanmoins une très belle journée. Lundi on a rencontré le médecin en chef du diocèse de Same avec qui on a pu discuter du meilleur aménagement possible, et on a pu finaliser les plans de construction. Mardi on a rencontré l’entrepreneur avec qui on allait travailler pour les 3 prochains mois. Il semble sympathique mais, ne parlant pas anglais, les conversations s’en tiennent au minimum. Avec lui, on a pu établir notre plan de match pour le début de la construction ainsi que fixer les termes du contrat. Nous allons donc travailler 6 jours par semaine avec lui et un employé, et quelques Brothers pour nous donner un coup de main.
Mercredi le 7 septembre a donc été notre première journée sur le chantier, et en quelques heures seulement, on a pu creuser les fondations pour les dix colonnes que comptera la maternité, ainsi que pour 3 murs. C’est tout ce qui sera nécessaire puisque nous avons appris sur le site qu’il y avait déjà une partie des fondations qui étaient présentes. Il n’en reste pas moins que c’est tout un travail que de creuser tous ces trous, de monter toutes les barres d’armature, de transporter des grosses roches à bout de bras, de faire notre propre mélange de béton à la main, etc. Toutefois, en seulement quatre jours, nous avons pu terminer l’ensemble des fondations. Nous commencerons dons la semaine prochaine en coulant une dalle de béton sur la surface entière du bâtiment, et ensuite, nous nous attaquerons aux briques. Tout le monde travaille très bien sur le chantier et il règne une très bonne atmosphère alors c’est de bon augure.
Nous devenons de plus en plus habitués à notre nouveau village. Sur les 30 minutes qui nous séparent du lieu de construction, nous devons saluer en moyenne une cinquantaine de personnes à chaque fois. On a beaucoup de plaisir avec les gens, surtout les enfants qui courent toujours vers nous dès qu’ils savent qu’on approche. On a même créé une espèce d’euphorie avec les enfants du voisinage, car on leur a donné des ballons dans les premiers jours et maintenant ils viennent quotidiennement nous en réclamer. Il faut donc calmer le jeu un peu pour rétablir l’ordre. Mis à part ça, il n’aura fallu que deux semaines avant de commencer à avoir des discussions sur la bonne bouffe québécoise. On en salive déjà, mais bon, il ne reste que 116 jours avant notre retour, ce n’est qu’une simple formalité. D’ici là, on se contente de voir lequel d’entre nous mâchera une roche (Vincent mène à ce chapitre jusqu’à présent) ou trouvera une bestiole égarée.
Ce soir, samedi le 10 septembre, nous fêterons à la maison pour la fête à Vince. Nous avons congé demain en plus alors le moment est bien choisi. Un assortiment de bières et de cognac tanzaniens, en plus de vin rouge d’Afrique du Sud seront à l’honneur. À bientôt!
Eille!!
RépondreSupprimerNe commencez pas déjà à compter les jours là!! Vous venez juste d'arriver ;) !!!!
Et bonne fête Vince, vous nous parlerez du cognac tanzanien... Ça m'intrigue :)
Bonne continuation, heureuse de savoir qu'enfin les travaux se concrétisent!
Jeanne
Super résumé! Belles photos!
RépondreSupprimerAmusez-vous!
PS Marc, ton filleul va à l'école comme un grand! On fait notre casse-tête "carte du monde" et on parle de toi en assemblant les pièces de l'Afrique... Je t'aime!
Sista xxxxx